Drapeau coeur belge : accueil

Drapeau-cœur belge
Pourquoi le drapeau-cœur ?

Hart-vlag [NL]
Heart-flag [EN]
Herz-Flagge [DE]

  Partager Rejoignez-nous sur Rejoignez-vous sur FaceBook !

Le système fédéral belge actuel est hélas tout sauf une réussite...

Brussel-Bruxelles
                           NOOIT! JAMAIS ! (auteur inconnu )

Il est peut-être même un exemple unique de complexité, d'inefficacité et d'intolérance :

  • Il y a six gouvernements : un fédéral, un pour chacune des Régions (flamande, wallonne et bruxelloise) et un pour chacune des Communautés (wallonne et flamande). Il y a plusieurs parlements (fédéral et Régionaux) et une pléthore de ministères et autres organisations gouvernementales. Les compétences sont peu clairement réparties entre toutes ces institutions, ce qui fait que la plupart des décisions ne peuvent être prises qu'en concertation entre différents institutions. Par exemple :
     
    • Pour des décisions concernant des questions d'environnement et de santé, il y a environ une dizaine de ministres "compétents" à consulter pour toute décision.
       
    • Les gouvernements des Régions ont des compétences sur leur territoire, mais les gouvernements des Communautés ont en outre des compétences sur les territoires des autres régions, surtout sur celle de Bruxelles dont le gouvernement Régional a des compétences restreintes.
       
    • Il y a en Belgique une minuscule communauté germanophone dont l'autonomie est définie d'une façon très floue.
       
  • La séparation entre les Régions a été établie sur base de critères loufoques, comme la culture de betterave, plutôt que sur base des desiderata des populations. En particulier :
     
    • La commune des Fourons est une enclave de la Région flamande située en Région wallonne, ce qui pose des tensions linguistiques importantes au sein de sa population composée à peu près d'autant de francophones que de néerlandophones.

      Réciproquement, dans la commune wallonne de Comines, l'importante minorité néerlandophone fait l'objet d'une sous-représentation politique.
       
    • Bruxelles est une enclave dans la Région flamande. Ses institutions sont paritairement bilingues alors que sa population est largement francophone. Le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale ne comprend qu'une fraction de la population qui y travaille. Les infrastructures vitales de Bruxelles, comme son autoroute périphérique et son aéroport, sont situés en-dehors de son territoire.
       
    • Il n'existe aucun mécanisme politique qui permette de faire passer une localité d'une Région à l'autre ou à accorder les facilités linguistiques si la majorité de sa population le souhaitait.
       
  • Les deux principales Régions sont, politiquement, strictement unilingues:
     
    • Un flamand s'installant en Région wallonne ne peut recevoir ses documents officiels qu'en français. Il ne peut s'exprimer qu'en français, dans les administrations comme dans les entreprises. Il rencontrera souvent une intolérance plus grande vis-à-vis de la langue néerlandaise que d'autres langues européennes comme l'anglais.
       
      La réciproque est vraie et parfois même pire : par exemple, en Région flamande, la loi interdit que les comptes-rendus de réunions dans les entreprises soient écrits en français, mais elle les tolère en anglais.
       
      Certaines communes à la frontière entre les Régions, dans la périphérie Bruxelloise, ainsi que les communes germanophones, dites à "facilités", échappent dans une certaines mesure à ces contraintes, mais souvent aux prix de tracasseries administratives purement vexatoire. Lire l'article dans Wikipedia.
       
    • Les noms de ville sur les panneaux routiers sont écrits uniquement dans la langue de la Région où ils se trouvent (sauf en Région de Bruxelles-Capitale où ils sont dans les deux langues). En passant de la Région wallonne en Région Flamande, Liège devient Luik, Gand devient Gent, Notre-Dame-au-Bois devient Jezus-Eik, etc. Cela fait la risée des étrangers - et leur colère lorsqu'ils se perdent !
       
    • En Wallonie, l'enseignement des langues, et du Néerlandais en particulier, est généralement lamentable, ce qui fait qu'une grande majorité de Wallons sont incapables de tenir une conversation même élémentaire en néerlandais. Récemment cependant, certaines écoles on été autorisées à créer des sections "immersion" où certains cours sont donnés en Néerlandais.
       
      En Région flamande, l'enseignement du français, traditionnellement excellent, s'est détérioré durant ces dernières décennies. Dans certaines écoles, l'anglais est devenu la seconde langue - mais souvent avec un niveau inférieur à celui atteint auparavant en français.
       
      Dans notre monde global, une bonne connaissance des langues est un atout vital. Le multilinguisme des Flamands est surement une des raisons de leur succès économique. En Belgique, une bonne connaissance des deux langues nationales est un devoir moral. Exigeons un enseignement de qualité où l'apprentissage des langues soit nettement plus poussé!
       
    • Finalement, on peut encore déplorer que, même pour le gouvernement fédéral, il n'y ait pas d'élections nationales: les candidats ne peuvent se présenter que dans une seule Région, sauf dans l'arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) où, comble du grotesque, les électeurs sont contraints de voter pour les candidats d'une Région en fonction de la langue qu'ils choisissent.

Nos structures fédérales comportent ainsi des vices profonds. On a vraiment l'impression que les politiciens belges ont choisi les solutions les plus intolérantes et mesquines plutôt que des solutions harmonieuses où tout le monde y gagne. Ce qui crée des tensions croissantes entre les communautés et amène au pouvoir des politiciens radicaux qui, par électoralisme, exacerbent ces tensions. Il en résulte que chaque nouvelle réforme institutionnelle aggrave l'intolérance linguistique.

Par ailleurs, la médiocrité de nos structures fédérales génère l'incompréhension de la majorité silencieuse et couvre la Belgique de ridicule à l'étranger : en France comme aux Pays-Bas, les "blagues belges" nous présentent comme les individus les plus idiots de la planète...

Tensions en 2007
© Danny Graux 2007 - extrait de sa carte de voeux 2008

Les autres états fédéraux sont plus simples et plus tolérants...

Il y a de nombreux exemples d'états qui accordent une certaine autonomie aux Régions ayant leur identité culturelle propre : la Suisse, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis d'Amérique, etc.

Dans ces états fédéraux, les compétences sont clairement réparties entre l'état fédéral et les Régions. Dans les états fédéraux multilingues comme par exemple en Suisse, les citoyens peuvent, dans tous le pays, s'exprimer, s'adresser à l'administration et remplir leurs documents administratifs dans la langue de leur choix.

Une Belgique fédérale unie et tolérante est possible...

Espoirs pour 2008
© Danny Graux 2007 - extrait de sa carte de voeux 2008

Au fur et à mesure que les structures fédérales belges deviennent plus intolérantes, les tensions linguistiques s'accroissent, amenant de nouvelles réformes institutionnelles encore plus intolérantes, lesquelles renforcent l'insatisfaction des populations. Il s'agit d'un cercle vicieux qu'il est indispensable de casser si l'on ne veut pas que le peuple belge, paisible jusqu'ici, ne finisse par se tourner vers la violence.

Pour cela, il faudrait que notre monde politique accepte de rechercher paisiblement des solutions durables qui soient bénéfiques au pays et à l'harmonie des citoyens. En particulier :

  • Il faut que les Flamands comme les Wallons puissent se sentir chez eux dans tout le pays, s'exprimer librement dans leur propre langue, s'adresser à l'administration et remplir les formalités administratives dans la langue de leur choix. Il s'agit d'un droit élémentaire qui devrait être reconnu dans les deux Régions.
     
    Un régime de facilités linguistiques étendues devrait être accordé automatiquement à toute commune comportant une minorité importante de l'autre langue.
     
  • Il est donc indispensable que l'enseignement des langues nationales soit fortement amélioré, surtout en Wallonie, de façon à ce que la grande majorité des belges puissent s'exprimer avec aisance dans les deux langues nationales et trouver des emplois dans tout le pays.
     
    Dans notre monde qui s'est globalisé, le succès économique de la Flandre est assurément dû en partie à son multilinguisme. La Wallonie ne pourra se redévelopper qu'en devenant multilingue. Et à Bruxelles, capitale de la Belgique comme de l'Europe, il faut que tous maîtrisent non seulement le néerlandais et le français, mais aussi l'anglais !

  • Les frontières des Régions doivent être redéfinies avec réalisme, en tenant compte des desiderata des populations locales.

    En particulier, la Région de Bruxelles-Capitale devrait être élargie, de façon à inclure les communes de la périphérie, voire plus. Cela présenterait de nombreux avantages:
     
    • La Région de Bruxelles-Capitale contiendrait les communes dont beaucoup d'habitants travaillent à Bruxelles. Bruxelles serait ainsi vraiment Bruxelles !
       
    • La parité linguistique serait améliorée ; la Région de Bruxelles-Capitale deviendrait ainsi réellement bilingue, ce qui est souhaitable pour la capitale fédérale d'un état bilingue.
       
    • La Région de Bruxelles-Capitale contrôlerait ainsi ses infrastructures vitales, telles que son autoroute périphérique et l'aéroport de Bruxelles-National (Zaventem).
         
    • La Région de Bruxelles-Capitale aurait des frontières avec les deux Régions et pourrait ainsi jouer plus librement son rôle de capitale fédérale sans souffrir d'être une enclave.

  • Il faudrait moins de parlements et gouvernements : un parlement et gouvernement fédéral, responsable des décisions d'intérêt national, et un parlement et gouvernement pour chacune des trois Régions, dont l'autonomie et la marge de manœuvre serait clairement définies. Les gouvernements Régionaux seraient supprimés.
     
  • Je ne prends pas position pas dans le débat sur la Régionalisation de la sécurité sociale:
     
    • D'un côté, chaque région devrait pouvoir décider de sa politique sociale et en assumer les conséquences financières.
       
    • En particulier, je comprends que les flamands n'aient pas envie de supporter financièrement les politiques sociales ruineuses de certains partis démagogiques wallons, lesquelles incitent de facto au chômage professionnel.
       
    • D'un autre côté, j'adhère au principe de solidarité entre Régions. Il y a par ailleurs des provinces riches et pauvres des deux côtés de la frontière linguistique. Mais une forme solidarité est également possible avec une sécurité sociale régionalisée.
       

    Il me semble cependant qu'un compromis devrait pouvoir être trouvé si la Wallonie acceptait de prendre des mesures réalistes et efficaces contre le chômage structurel, par exemple en incitant les chômeurs de longue durée à apprendre le néerlandais et à déménager vers les provinces demandeuses d'emploi.

Le drapeau-cœur envoie un message pacificateur...

Galleonis
© Jean-Marie Huberty

Une Belgique fédérale unie et tolérante est possible, mais pour cela, il faut que le monde politique belge casse le cercle vicieux de l'intolérance croissante et recherche paisiblement les solutions "win-win" aux tensions linguistiques, pour une paix communautaire durable.

Le drapeau-cœur, c'est un message pacificateur, peut-être un peu "peace and love", pour inciter à la recherche de solutions tolérantes bénéfiques aux citoyens et à l'avenir du pays.

Pour inciter les politicens belges à préparer les réformes institutionnelles
majeures qui permettront une cohabitation durable entre les régions,
il est important de leur envoyer avec force ce message pacificateur.
Accrochez massivement le drapeau-coeur à vos balcons !

Lire l'article de Rudy Aernoudt: "15 arguments pour les anti-séparatistes"(PDF 1.5MB)

Voir également les articles et sites internet que nous recommandons...
 

Partager
 
Drapear-coeur belge Smiley
© J. de Selliers 2007-2017. Tous droits réservés.

Hébergement gratuit sur JSM-Hosting.com
Web design : Jacques de Selliers
Mis à jour le 30/03/17

 
J'aime la Belgique... et vous ?